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Acquis en 1947 et habité par le poète jusqu’à sa mort, le domaine de Milly est un témoignage majeur des goûts et de l’intimité de l’artiste.
L’exception de sa situation à l’orée du centre-ville, l’étroite relation entre paysage et bâti, la présence du château, les qualités plastiques du lieu ont incité Jean Cocteau à faire de son “refuge” une œuvre d’art en soi, conforme à son image, à ses rêveries.
Il établit à Milly une familiarité entre le lieu et son œuvre.
Il intègre dans les jardins des éléments de décors de ses films, notamment des sculptures.
Il travaille le paysage, rendant manifestes les plans successifs des points de vue extérieurs qu’il poursuit jusque dans l’agencement de la maison.
Le site devient dès lors une scénographie narrative, une allégorie dont le château est l’horizon imaginaire.
L’aménagement du site rendra pleinement grâce
à ce contexte particulier. |
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| 12 MARS 1969 |
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Inscription à l’inventaire de la façade sur rue et des toitures de la maison.
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| 1972 |
Inscription du site du château de la Bonde, de la maison de Jean Cocteau et de l’église.
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Le projet d’aménagement de la maison Jean Cocteau se destine à tous les publics, amateurs ou avertis. Il présente le cadre de vie de l’artiste dans ses murs et l’espace des jardins.
Les salles restituées témoignent de l’intimité de l’artiste. les salles d’exposition offrent à la contemplation du visiteur les œuvres du Fonds Comité Jean Cocteau.
Plus qu’un lieu de mémoire, la Maison Cocteau se présente comme un lieu vivant où s’instaure une relation particulière entre le visiteur et l’artiste.
La visite de la maison doit constituer un moment unique. Sitôt l’accueil franchi, c’est Jean Cocteau qui invite, reçoit et accueille : un bureau, des objets choisis pour leur beauté ou simplement posés là, oubliés quelques instants, objets souvenirs, photos punaisées au mur, la chambre décorée d’une grande fresque, le manège en bois placé au détour d’une pièce...
La vue sur les allées forestières et sur le château voisin, le calme d’un banc sous un arbre, le bourdonnement d’une abeille, l’odeur des roses en été, les fruits du verger que Cocteau avait planté, le chant des oiseaux au-dessus des cours d’eau, c’est tout le plaisir d’un bel après-midi à la campagne qui s’ajoutera au plaisir de la découverte. |
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